Les électeurs bissau-guinéens sont appelés à se prononcer le 30 août sur un projet de nouvelle Constitution porté par les autorités de transition. Cette consultation a lieu environ neuf mois après que le général Horta N’tam a pris le pouvoir suite à un coup d’État militaire.
Le président de transition de la Guinée-Bissau, Horta N’tam, a convoqué un référendum constitutionnel le 30 août afin de soumettre à l’approbation populaire une nouvelle Constitution adoptée par le Conseil national de transition, près de neuf mois après son arrivée au pouvoir à la faveur du coup d’État militaire du 26 novembre 2025.
Le décret présidentiel, mise en œuvre de la Charte de transition et de la loi référendaire fraîchement votée, exhorte les électeurs à fournir une réponse, « oui » ou « non », à une question unique concernant l’instauration de la nouvelle Loi fondamentale. Il est précisé par les autorités que l’élection se réalisera par un vote universel, direct, secret et individuel.
La Constitution, adoptée par le Conseil national de transition, envisage notamment d’accroître les prérogatives du président de la République en instaurant un régime présidentiel, remplaçant ainsi le système parlementaire actuellement en place.
Depuis, le Conseil national de transition exerce les fonctions législatives et a adopté plusieurs textes, dont la loi référendaire. Cette architecture institutionnelle est contestée par une partie de la classe politique et des juristes, qui remettent en cause la légitimité des organes issus du coup d’État.