Douze ans après sa création, PASTEF-Les Patriotes a ouvert un nouveau chapitre de son histoire politique. Réunis en congrès national ce samedi 6 juin 2026, les délégués du parti ont porté Ousmane Sonko à la présidence de la formation politique. Seul candidat en lice, le Premier ministre a été élu à l’unanimité des suffrages exprimés, confirmant son statut de figure centrale du mouvement qu’il a fondé en 2014.
Une participation massive des militants
Les résultats provisoires annoncés par la commission électorale du congrès témoignent d’une forte mobilisation des structures du parti, aussi bien au Sénégal qu’au sein de la diaspora.
Sur les 598 procès-verbaux attendus, 589 ont été réceptionnés et validés, représentant un taux de participation de 98,5 %. À l’échelle nationale, 553 procès-verbaux sur 553 ont été transmis, tandis que les représentations extérieures ont acheminé 36 des 45 procès-verbaux prévus.
Cette forte mobilisation a permis au parti de démontrer sa capacité d’organisation et l’implication de ses différentes structures dans ce rendez-vous considéré comme historique.
Un plébiscite sans équivoque
Le dépouillement des procès-verbaux a consacré une victoire totale d’Ousmane Sonko. Les 589 procès-verbaux validés lui ont accordé l’intégralité des suffrages exprimés.
Aucun vote blanc ni contestation n’ont été enregistrés, offrant au nouveau président du parti un mandat marqué par une adhésion unanime des délégués présents. Ce résultat traduit la place prépondérante qu’occupe Ousmane Sonko au sein de PASTEF et la confiance que lui accordent les militants dans la conduite des orientations futures du mouvement.
Un congrès fondateur pour le parti au pouvoir
Au-delà de l’élection de son président, ce premier congrès national constitue une étape déterminante dans le processus de structuration de PASTEF. Depuis sa création en 2014, le parti n’avait jamais organisé une rencontre de cette envergure destinée à mettre en place ses organes dirigeants et à formaliser son fonctionnement interne.
Les travaux du congrès ont notamment permis d’engager la mise en place des nouvelles instances de direction et de définir les grandes orientations politiques et organisationnelles appelées à encadrer l’action du parti dans les prochaines années.
Pour les responsables de la formation, cette rencontre marque le passage d’un mouvement politique de conquête à une organisation appelée à s’inscrire durablement dans l’exercice du pouvoir.
Une nouvelle phase dans l’histoire de PASTEF
L’élection d’Ousmane Sonko intervient dans un contexte particulier pour PASTEF, devenu en quelques années la principale force politique du Sénégal après son accession aux responsabilités de l’État.
Cette désignation à la tête du parti apparaît comme la traduction institutionnelle d’un leadership déjà largement reconnu par les militants et les responsables du mouvement. Elle intervient également à un moment où la formation est confrontée à de nouveaux défis liés à la gestion du pouvoir, à la mise en œuvre de son projet politique et au renforcement de son implantation sur l’ensemble du territoire national.
En consacrant Ousmane Sonko à la présidence du parti avec 100 % des suffrages exprimés, le congrès national de PASTEF acte ainsi une nouvelle étape dans l’évolution de la formation politique, désormais engagée dans la consolidation de ses structures et dans l’affirmation de son rôle au sein du paysage institutionnel sénégalais.