Selon CNN, le président Donald Trump serait peu enclin à accepter la dernière offre de Iran, qui conditionne la réouverture du détroit d’Ormuz à un report des négociations sur le nucléaire.
D’après une source citée par le média américain, cette position a été discutée lors d’une réunion tenue lundi avec les principaux responsables de la sécurité nationale. L’exécutif américain considère que céder sur ce point pourrait affaiblir sa marge de manœuvre diplomatique.
Un levier stratégique au cœur des négociations
Au sein de l’administration américaine, plusieurs responsables estiment que la réouverture du détroit d’Ormuz sans avancées sur les dossiers sensibles — notamment l’enrichissement d’uranium et les stocks proches du seuil militaire — priverait Washington d’un levier majeur dans les discussions.
Le détroit, par lequel transite une part significative du commerce mondial de pétrole, constitue en effet un point de pression stratégique dans le rapport de force entre les deux pays.
Des positions toujours éloignées
La proposition iranienne s’inscrit dans une logique de désescalade partielle, mais elle semble, à ce stade, insuffisante aux yeux de Washington, qui maintient ses exigences sur le programme nucléaire iranien.
Cette divergence illustre la persistance de profondes tensions entre États-Unis et Iran, dans un contexte régional déjà fragilisé par des enjeux sécuritaires et énergétiques majeurs.
Vers une phase d’incertitude
L’issue des discussions reste incertaine. Tant que les deux parties ne parviendront pas à s’accorder sur les priorités — sécurité maritime d’un côté, nucléaire de l’autre — le risque de blocage, voire d’escalade, demeurera élevé dans cette zone stratégique du globe.