Le chef d’État nigérian Bola Tinubu a donné son accord, le mardi 9 juin 2026, pour débloquer la somme de 10 milliards de nairas en tant que financement d’urgence, afin de consolider la capacité de réponse sanitaire du Nigeria à une éventuelle introduction du virus Ébola.
La mesure s’accompagne de la création d’une task force présidentielle placée sous la direction de Femi Gbajabiamila, chef de l’administration.
La mesure est mise en place à un moment où l’épidémie provoquée par le virus Bundibugyo, une variation d’Ebola dépourvue de vaccin autorisé ou de thérapie dédiée, se propage rapidement en Afrique centrale. Le 8 juin 2026, le département congolais de la Santé a rapporté un total de 598 cas confirmés, avec 115 décès, et 297 individus en soins isolés. Le 15 mai 2026, l’OMS a formellement déclaré la 17e épidémie d’Ébola en RDC suite à l’identification en laboratoire du virus Bundibugyo dans la région de Mongbwalu (nord-est). L’épidémie a aussi été signalée en Ouganda, où elle a été déclarée urgence sanitaire de portée mondiale par l’OMS.
Selon un communiqué du porte-parole de la présidence, le fonds d’urgence sera principalement destiné à améliorer la capacité opérationnelle du Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC). La mission de la task force présidentielle, qui se compose de membres des ministères impliqués ainsi que des États fédérés, est de garantir la coordination de la surveillance épidémiologique et de proposer d’autres actions de confinement si la situation le nécessite.