L’opération menée à la frontière entre le Sénégal et la Gambie s’est soldée par un succès significatif pour les forces armées sénégalaises. Lancée à la fin du mois de février, elle a permis la destruction de l’ensemble des exploitations de chanvre indien identifiées dans la zone, ainsi que le démantèlement des positions de combat installées par des groupes rebelles.
Selon des sources concordantes, près d’une dizaine d’hectares de cultures illicites, farouchement défendues par plusieurs centaines de combattants, ont été détruits. Les affrontements ont également fait des dizaines de morts et de blessés dans les rangs des assaillants.
Les populations riveraines ont témoigné de l’intensité des combats. La zone de Kadialok, particulièrement complexe sur le plan opérationnel, se situe en effet à la frontière avec la Gambie, offrant aux rebelles des possibilités de repli une fois acculés.
« Un droit de poursuite serait plus que nécessaire. La Gambie devrait davantage coopérer, d’autant que nous leur avons livré Sana Mandiang », confie un spécialiste des questions de sécurité.
Depuis plusieurs mois, les forces armées conduisent une vaste opération de lutte contre le trafic de drogue, ayant abouti à la destruction systématique des champs exploités par plusieurs chefs rebelles, dont M. Coly, Y. Badji, A. Diatta et K. Coly.
Seule ombre au tableau : le décès de trois militaires, survenu le 17 mars 2026, selon le bilan officiel, à la suite d’une manœuvre accidentelle. À cela s’ajoute la disparition, quelques jours plus tôt, d’un élément du Bataillon de Parachutistes, le sergent-chef Nfally Sonko, le 12 mars 2026.
Ces opérations sont coordonnées par la Zone militaire n°5, dirigée depuis octobre 2025 par le colonel Cheikh Gueye.
FDS TV