Le système de Pay-Per-View (PPV) continue d’alimenter les débats dans le football sénégalais. Entre critiques sur la qualité des retransmissions, coût élevé de la connexion Internet et colère des clubs, les premiers constats des audits de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), relayés par Record, pointent de sérieux dysfonctionnements.
Dès son arrivée à la présidence de la LSFP, Babacar Ndiaye a initié une série d’audits destinés à clarifier plusieurs dossiers sensibles, parmi lesquels la digitalisation des compétitions et le partenariat signé avec l’équipementier Givova.
Mis en place lors de la saison passée sous la direction de Mouhamed Djibril Wade, le projet de diffusion numérique devait assurer un partage équitable des recettes entre la Ligue, les clubs et le diffuseur. Mais après une première année de test, les clubs, pourtant contributeurs sur le plan technique, n’ont touché aucun revenu.
Les chiffres de la première saison du PPV font état de 19 millions FCFA collectés : 16 millions auraient été reversés à la chaîne DSports, 3 millions à la Ligue, et zéro franc aux clubs.
Face à cette situation, l’équipe dirigeante actuelle envisage de renégocier rapidement le contrat de quatre ans signé avec le diffuseur, afin de corriger ces déséquilibres et permettre enfin aux clubs professionnels de bénéficier des retombées financières de leurs propres matchs.