Le phénomène du « simol », ces agressions collectives et vols organisés qui surviennent en marge des combats de lutte, est désormais dans le viseur des autorités. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Bamba Cissé, a affiché mardi une fermeté sans équivoque face à des pratiques qu’il juge incompatibles avec la sécurité des citoyens et l’image de la lutte sénégalaise.
S’exprimant lors d’une conférence tenue à l’Institut de Défense du Sénégal (IDS), le ministre a dénoncé des actes qui transforment les arènes en zones à risque pour les spectateurs. « Il est inacceptable que des citoyens soient agressés à la fin des combats. Les auteurs de simol doivent être identifiés et sanctionnés sans délai », a-t-il martelé, appelant à une réaction rapide et coordonnée.
Dans cette optique, Me Bamba Cissé a instruit le gouverneur de Dakar de convoquer l’ensemble des acteurs de la lutte — promoteurs, lutteurs, managers, fan-clubs et communicateurs traditionnels — afin de définir des mesures concrètes de prévention et de sécurisation des événements. L’objectif affiché est clair : restaurer un climat de sérénité autour des combats et protéger le public.
Parallèlement, le ministre a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur les incidents récents, ainsi qu’une mobilisation renforcée des forces de l’ordre lors des prochaines affiches. « La sécurité des citoyens prime sur tout. Nous ne pouvons pas laisser le simol s’installer durablement », a-t-il insisté.
Au-delà de la répression, Me Bamba Cissé a également évoqué la mise en place d’un mécanisme de responsabilisation impliquant aussi bien les acteurs de la lutte que les spectateurs, afin de prévenir les débordements. Une démarche qui vise à garantir des arènes sûres et à préserver la lutte, sport emblématique, de dérives susceptibles d’en ternir durablement l’image.