Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a procédé à une cérémonie officielle de remise d’attestations à 76 bénéficiaires, dont 12 hommes, dans le cadre du projet Tabask’Cuir, une initiative portée par la Cellule Genre du ministère, avec pour ambition de transformer les défis liés aux déchets post-Tabaski en opportunités économiques locales.
Ce projet pilote, mis en œuvre dans la commune de Golf Sud, s’articule autour de trois axes majeurs :
- La sensibilisation sur les bonnes pratiques de dépiautage, afin de limiter les pertes et garantir une meilleure qualité des peaux de moutons récupérées après la fête de la Tabaski ;
- Le renforcement de capacités techniques des membres de la tannerie de Guédiawaye, à travers des formations spécialisées en façonnage, teinture, nourriture, fonçage et lissage des peaux ;
- La mobilisation de 50 jeunes volontaires pour une collecte organisée et structurée des peaux dans les quartiers de Golf Sud.
En plus de cette phase de formation, un lot de matériel professionnel, composé d’outils de travail individuels d’une valeur globale de 12 millions de francs CFA, a été remis aux bénéficiaires. Des équipements lourds, comprenant deux machines d’empilage, deux machines giratoires et deux machines de mélange, viendront bientôt renforcer les installations de la tannerie. Leur acheminement est prévu dès la réception de la commande.
Dans une volonté d’amélioration durable de l’environnement de travail, le ministère a également engagé des travaux de rénovation au sein de la tannerie de Guédiawaye, qui bénéficieront directement aux artisans formés.
Prenant la parole lors de la cérémonie, un représentant du ministère a souligné que « Tabask’Cuir s’inscrit dans une démarche de valorisation des ressources locales, de création d’emplois décents et de développement économique durable, en phase avec la vision du ministre Mountaga Diao pour une artisanat plus moderne, plus structuré et économiquement viable ».

Ce projet pilote, qui a suscité l’adhésion des communautés locales, pourrait être étendu à d’autres zones du pays dans les prochaines éditions, contribuant ainsi à l’émergence d’une véritable économie circulaire autour de la Tabaski.