La Cour suprême du Sénégal a rejeté la requête introduite par Hamidou Dème visant à obtenir la communication des montants des fonds spéciaux alloués à la Présidence de la République et à la Primature dans le budget de l’État.
L’ancien juge avait saisi, en avril 2026, la deuxième chambre administrative de la haute juridiction en s’appuyant sur la législation relative à l’accès à l’information. Dans sa requête, il demandait que le Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba soient contraints de rendre publics les montants exacts des fonds politiques destinés au président Bassirou Diomaye Faye et au chef du gouvernement.
Dans sa décision, la Cour suprême a estimé que le requérant ne démontrait pas l’existence de « droits patrimoniaux » dont la protection nécessiterait l’accès aux informations sollicitées. La juridiction considère ainsi que les conditions permettant d’ordonner la communication de ces données budgétaires n’étaient pas réunies.
La haute juridiction a également invoqué un motif procédural. Elle rappelle que toute démarche contentieuse dans ce type d’affaire doit être précédée d’une saisine de la Commission nationale d’accès à l’information, considérée comme une étape préalable obligatoire avant un recours devant les juridictions administratives.
Cette décision relance le débat sur la transparence des fonds spéciaux au Sénégal et sur les mécanismes institutionnels encadrant l’accès aux informations publiques sensibles.